David Bellaiche

14 jan, 2009

Annonceurs, sur quels sites web faut-il diffuser vos annonces ? Attention aux réseaux sociaux ! Privilégiez les moteurs de recherche

Posted by: David Bellaiche In: Communication| Google| Internet| Marketing| Web 2.0| e-commerce

taux-de-clicPour tous les annonceurs, il est un mini casse-tête qu’il est toujours difficile de solutionner lorsque l’on souhaite communiquer sur ses produits ou services : OU FAUT-IL PLACER SES ANNONCES OU PUBLICITES ?


Le premier choix réside dans le média à utiliser parmi les 6 existants (presse, TV, affichage, Internet, cinéma, radio). Je vais supposer dans cet article qu’Internet est le média choisi. Une nouvelle question se doit désormais d’être posée : SUR QUELS SITES PLACER SES ANNONCES OU PUBLICITES ? Dans le langage de la communication, un site est un support du média Internet. La question n’est pas si simple qu’elle en a l’air. Bien entendu, vous n’allez pas vanter les mérites d’une voiture sur un site destiné aux enfants… Supposons donc que nous soyons cohérent dans la démarche. Il existe aujourd’hui sur Internet 3 types de sites majeurs qui drainent de la publicité : les réseaux sociaux (Facebook, MySpace…) , les sites d’informations (actualités, sports, blogs…) et les moteurs de recherche (par le biais de liens sponsorisés type Google AdWords)

NOTE AUX DEBUTANTS : Un des indicateurs majeurs pour vérifier l’efficacité du mariage annonce/support est le taux de clic (exprimé en %) , c’est-à-dire le nombre de fois que l’annonce a été cliquée sur le nombre de fois que celle-ci a été vue. Un taux de clic de 5 % signifie donc que sur 100 affichages, la publicité a été cliquée 5 fois.

Je vous laisse découvrir ce schéma que je vais commenter par la suite.

epub-et-taux-de-clicRESEAUX SOCIAUX : Taux de clic = entre 0 % 1 % (plus proche de 0 %). Contrairement à ce que beaucoup peuvent imaginer, il est très peu recommandable pour une marque de placer des annonces sur des réseaux sociaux comme Facebook. Pourquoi ? Il est évident que lorsqu’il surfe sur Facebook, l’internaute recherche avant tout un moment de détente. Il s’y connecte pour voir les nouveautés que sa famille et ses amis ont décidé de partager avec lui : photos, vidéos, jeux, messages… Le “Facebooknaute” ne souhaite pas être dérangé par des éléments extérieurs, dont la publicité fait clairement partie. Annonceurs, tenez-vous donc loin des réseaux sociaux pour diffuser vos publicités, c’est même selon Michael Arrington le pire endroit pour annoncer sur Internet après les Tchats. Mais n’oubliez pas les réseaux sociaux pour autant, ils peuvent s’avérer très utiles pour communiquer “sous forme déguisée” par l’intermédiaire de techniques astucieuses : répandre une vidéo comique pour vanter la marque, créer une page type “Fan of” sur Facebook (exemple : 150 000 fans d’Haribo)…

SITES D’INFORMATIONS : Taux de clic = entre 2 % et 3 %. Ensuite, les sites d’informations comme l’Equipe, Le Monde, Le Figaro (…) et les blogs peuvent constituer de bons supports pour le média Internet à condition d’y placer les annonces selon la thématique du site. En effet, l’internaute a tendance à y naviguer, en quête d’informations qu’il ne connait pas encore (d’où le terme de news). Ainsi, il est prêt à cliquer à tout moment sur l’information qui l’intéresse, sa souris est donc à l’affut. Aux annonceurs d’attirer le curseur avec des publicités et annonces accrocheuses !

MOTEURS DE RECHERCHE : Taux de clic = entre 6 % et 6 % (voire beaucoup plus  pour des termes très spécifiques). Place maintenant aux champions des supports publicitaires sur Internet, j’ai nommé les moteurs de recherche, avec Google en chef de file. Les liens sponsorisés 5ces liens qui s’affichent en haut ainsi qu’à droite lors des résultats d’une recherche) constituent la source principale des revenus de Google, Yahoo et consors. Et pour cause, chaque clic d’un internaute leur rapporte de l’argent, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce support est plus qu’efficace. Tout le monde semble y trouver son compte : l’annonceur (qui paye mais qui reçoit du traffic qualifié) / les moteurs de recherche (qui gagnent de l’argent et guident efficacement ses “clients” = les internautes) / l’internaute (qui trouve l’information cherchée, fait implicitement le lien annonceur/moteur). Pourquoi l’internaute clique donc plus sur une annonce dans une page de résultats d’une recherche qu’ailleurs ? La réponse est simple : Tout d’abord, il se situe dans un environnement de recherche, son but premier est de tomber sur un nouveau site qui lui fournira l’information qu’il désire. Ensuite, il effectue une recherche et les annonces choisies par le moteur de recherche sont adaptées aux termes de la recherche. C’est-à-dire que l’annonceur prépare des annonces avec des mots-clés qui correspondent aux annonces (vers des pages vendeuses) et lorsque ces mots clés sont tapés dans une recherche par un internaute, le moteur de recherche les propose à celui-ci. Ainsi, le chercheur ne va pas avoir l’impression d’être “dérangé” par ce resultat, il aura donc beaucoup plus tendance à cliquer !

Annonceurs, pouvez-vous témoignez ?


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4 commentaires sur l'article "Annonceurs, sur quels sites web faut-il diffuser vos annonces ? Attention aux réseaux sociaux ! Privilégiez les moteurs de recherche"

1 | eMeRiKa

janvier 14th, 2009 at 11:07

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A mon avis, on ne peut pas généraliser pour tous les annonceurs.

Le lieu propice dépend fortement du secteur et de la nature de l’activité de l’annonceur.

Un site e-commerce à tout intérêt à acheter des mots clés sur google mais une marque connue n’a pas contre aucun intérêt d’en acheter.

Ex : si coca lance un nouveau soda, annoncer sur un moteur de recherche n’a aucun intérêt. Par contre acheter des espaces sur des sites d’informations est beaucoup plus intéressant.

On a aussi tendance à trop résumer la publicité au taux de clics. Même si la pub coca cola n’est que peu cliquée, si elle est bien placée, elle sera vue par les consommateurs ! Difficile de critiquer ce principe qui marche si bien pour la télévision.

Pour le cas des réseaux sociaux, c’est encore plus compliquée. La publicité idéale se cherche encore. Il y a bien le ciblage comportemental mais les résultats ne sont pas (encore) là.

2 | David Bellaiche

janvier 19th, 2009 at 23:09

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@Emerika Merci pour ton commentaire très pertinent (et désolé pour la réponse tardive).

C’est vrai que j’ai omis la nature de la publicité au sein de mon article. Ce thème fera d’ailleurs l’objet d’un billet futur.

J’ai surtout voulu insister ici sur le fait qu’annoncer sur un réseau social n’est vraiment pas conseillé pour le moment. De mon point de vue, c’est le modèle de l’affichage qui ne fonctionne pas.

Prenons l’exemple de Facebook avec les constats suivants :

Constats sur la publicité :

- Il n’y a aucune publicité sur la Home
- Les publicités apparaissent sur le coté droit de l’écran

Constats sur le site

- Il y a beaucoup trop de contenu au centre de l’écran, contenu qui par ailleurs, intéresse beaucoup l’internaute.
- Le “facebookeur” connait PAR COEUR l’emplacement de chaque élément sur Facebook.

Conclusion :

- L’utilisateur de Facebook ne prête pas 1 seconde d’attention aux publicités qui sont cantonnées sur la droite de l’écran, comme si son emplacement n’avait pas été étudié, qu’il y avait de la place sur la droite alors elles y ont été mises.

Certains diront que sur Google, les liens publicitaires sont sur la droite aussi. Oui! Mais sur Google, l’internaute est dans une mission de recherche, il parcoure donc plus facilement l’écran.

L’enjeu pour Facebook

- Essayer d’intégrer les publicités au contenu, bien entendu de la façon la plus discrète possible. Le danger étant de faire fuir les membres qui pourraient se croire envahis par la publicité.

Solutions ?

- Pallier les temps de chargement des jeux (et photos?) par des publicités
- Habiller le site aux couleurs (le fond) d’une marque pendant une journée (en limitant la pratique à 3 fois par mois)
- Intégrer des lignes publicités DESCRIPTIVES et CONTEXTUELLES dans le Feed des news. Exemple : “Pas d’idée pour skier ? Val Thorens, le plus grand domaine skiable d’Europe”

etc etc…

3 | Joe

janvier 29th, 2009 at 18:26

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Bonjour, je m’occupe des campagnes web dans un grand groupe de textile.

Votre comparatif et ses conclusions sont à mon avis (excusez-moi) assez peu pertinents.

Tout d’abord, vous parlez uniquement de taux de clics. Or, sur de plus en plus de sites, l’annonceur paie au clic. C’est le cas bien évidemment sur Google mais aussi sur d’autres plateformes (Facebook, etc…). Donc que le taux de clic soit de 1 ou 6 % ne change absolument rien pour l’annonceur!

De plus, il y a énormément de choses dont vous ne tenez pas compte:

1) Sur un réseau social, l’annonceur peut cibler de manière très précise sa cible. Sur facebook on peut par exemple choisir de s’adresser aux filles de 12-18 ans qui adorent la danse pour leur proposer des juppons! Le clic est alors extrêmement qualifié.

La publicité sur un réseau social peut également permettre d’augmenter sa base “de fans” comme dans votre exemple d’Haribo. Il est alors possible de retoucher plusieurs fois sa cible gratuitement à partir de ce simple clic payant.

2) Un site d’informations, comme un magasine papier propose souvent de l’éditorial en contrepartie d’une campagne: Apple achète une campagne, le site fait un petit article sur l’iPhone…
Par contre, pour le 2-3 %, je ne sais pas d’où vous sortez ces chiffres… Comme dit Emerika, cela varie beaucoup plus en fonction du site, de la bannière et de l’annonceur.

3) Le taux de clic n’est toujours le nerf de la guerre. Au même titre qu’une campagne d’affichage outdoor, la campagne peut simplement servir à délivrer un message ou à augmenter la notoriété d’un produit ou d’une marque. Ainsi, une bannière 320×240 sur un site d’infos sera beaucoup plus qualitative qu’une campagne adwords même si elle reçoit moins de clics.

Enfin, ce que dit Emerika n’est à mon avis pas tout à fait vrai: “une marque connue n’a aucun intérêt d’acheter des mots clés”.

On peut utiliser les adwords pour lancer un minisite (un événement ou un nouveau produit par exemple) en complément d’une autre campagne. Ex: le consommateur a vu une pub pour le nouveau Gilette series à la TV. Il cherche Gilette series sur google, et Gilette lui propose un lien vers son mini site dédié qui est encore mal référencé puisque nouveau.
Google peut ainsi être très utile pour ne pas perdre les intentionnistes.

Il y aurait encore pas mal de choses à ajouter, mais j’espère déjà avoir permis à quelques lecteurs de ne pas faire le mauvais choix!

A bientôt!

Joe

4 | David Bellaiche

février 7th, 2009 at 18:01

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Joe, merci pour votre avis d’expert. Il est clair que la popularité de Facebook, qui se reflète par son nombre d’utilisateur, est une FORMIDABLE opportunité pour les annonceurs. De même, le fait de pouvoir cibler ses prospects est une arme supplémentaire. Cependant, comme j’en parle dans ma réponse à Emerika, je remets beaucoup en cause la FAÇON dont est présentée la publicité. Peu de membres visionne celle-ci, j’ai proposé quelques “solutions” qui exposeraient mieux les publicités. En tant que professionnel de campagnes de communication online, qu’en pensez-vous ?

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