David Bellaiche

18 mai, 2009

Pour buzzer sans risque, appuyez sur le buzzer !

Ecrit par : David Bellaiche Dans : Buzz| Marketing| Techniques

ressortLe rêve de tout marketeur : que tout le plus de monde parle de son produit. Il peut y parvenir en y mettant les moyens (publicité, sponsoring…) ou à moindre coût, grâce à un buzz bien pensé. Nous allons nous concentrer sur ce dernier moyen dans cet article.

Avec la démocratisation d’Internet, les opérations de buzz sont extrêmement convoitées par les marketeurs de nos jours. J’avais évoqué dans un de mes premiers articles les éléments qui faisaient qu’un buzz était réussi ou non, en citant des exemples bien précis. Je vous conseille vivement de le lire pour vous (re)familiariser avec cet univers.

En règle générale, on doit le succès des buzz à l’imagination de leurs créateurs. Mais bien souvent, ceux-ci en manquent cruellement et le nombre de campagnes passées aux oubliettes sont bien plus nombreuses que celles qui ont connu le chemin de la gloire.

Pour ceux qui n’ont pas les talents des requins créatifs de l’océan marketing, il existe une technique qui permet de buzzer « sans efforts ». En effet, cette technique, ayant déjà fait ses preuves, consiste à reprendre un buzz à succès et de rebondir dessus. Voici quelques exemples :

  • Il y a quelques mois, un office du tourisme australien proposait un job de rêve, le meilleur job du monde selon leurs termes. Celui-ci avait en effet de quoi séduire : un salaire plus qu’attrayant, des conditions de travail paradisiaques, la découverte d’une nouvelle culture… Cette annonce a fait un très grand bruit sur la toile et dans médias en général (TV, presse…). Peu après l’annonce de l’heureux élu, une autre entreprise, Europ Assistance, a annoncé le lancement du…best job in the world 2nd chance ! Je vous invite à lire cet article pour plus de détails. Du fait de la large couverture médiatique de la première annonce, de nombreux supports médias se sont empressés de relayer l’annonce d’Europ Assistance, et de multiples carnets de routes de participants ont été crées. Buzz réussi !
  • Qui n’a pas entendu parler de faismesdevoirs.com ? L’affaire a fait grand bruit début 2009 dans la plupart des médias français (et même étrangers !). Le site, créé par le talentueux Stéphane Boukris (déjà créateur de Staaff.com, qu’il a revendu depuis – il est aujourd’hui chez Rentabiliweb), proposait aux élèves de payer des spécialistes du site pour réaliser leurs devoirs scolaires. Mais le site n’a pas eu le succès espéré et a fait parler de lui en tant que détracteur du travail plutôt qu’en catalyseur de neurones pour les élèves. Les plus hautes instances se sont même manifestées puisque Xavier Darcos, le ministre de l’Education a fait part de son scepticisme face à ce projet «le meilleur endroit pour être éduqué et pour avoir des copies corrigées, c’est l’école de la République, je n’encourage nullement des dispositifs payants qui permettent de rendre ces services-là ». Suite à ces pressions, faismesdevoirs.com a clos ses portes (plus de détails ici). D’autres ont profité de toute cette effervescence pour annoncer 1 jour plus tard l’ouverture de jefaismesdevoirs.com ! Ce site, à visée collaborative, permet aux étudiants d’échanger entre eux et de progresser ensemble. Inutile de souligner que l’initiative de Thierry Debarnot (spécialisé dans les services sur Internet pour étudiants) et Romain Casolari (expert en SEO/Buzz – propriétaire de Chauffeur de Buzz), a été très positivement accueillie du coté des médias et du gouvernement. Encore une fois, buzz réussi ! D’ailleurs, le site ne s’appelle plus jefaismesdevoirs.fr mais devoirs.fr, preuve que le nom initial a servi à rebondir sur le buzz de faismesdevoirs.fr.

Rebondir sur un buzz est donc une action très profitable pour une entreprise en quête de notoriété pour un de ses produits/services. Elle lui permet de profiter de l’abatage médiatique généré par le buzz d’origine tout en investissant très peu d’argent. C’est donc un gage de sécurité…qui peut rapporter beaucoup !

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womLe bouche à oreille est certainement la composante la plus difficile à maitriser pour une marque. Et pourtant, lorsqu’il est positif, le bouche à oreille est considéré comme la meilleure des publicités. Pour preuve, selon une étude du très réputé cabinet américain Nielsen, 78 % du panel intérrogé cite les recommandations des consommateurs comme sources de confiance dans une phase d’achat.

MarioVellandi (son Twitter) a récemment tenté (avec justesse je trouve) de représenter visuellement le phénomène du bouche à oreille.

bouche_a_oreille1

Comme vous pouvez le constater, lorsque les utilisateurs ont testé un produit/service, on distingue 3 types de personnes : ceux qui aiment, ceux qui n’aiment pas et ceux qui n’ont pas d’avis particulier. De par leurs réactions respectives au produit/service, ces testeurs en parlent à leur entourage en bien/mal/n’en parlent pas. De ce fait, on leur attribue 3 statuts bien distincts : les promoteurs, les détracteurs et les passifs.

Il en ressort même des tendances :

- Il est beaucoup plus facile de critiquer que de faire des éloges (et de le faire savoir). Mario Vellandi a calculé que les détracteurs sont 3,8 fois (très précis) nombreux que les promoteurs. Donc quand des promoteurs vont parler de votre produit,  les détracteurs en parleront encore plus.

- Les passifs sont peu nombreux. La plupart du temps, les gens se font un avis (plus ou moins prononcé selon les personnes) sur ce qu’ils testent.

- En général, lorsqu’une personne se fait recommander (ou pas) le produit/service, elle est influencée par celle-ci et sera du même avis 90 % du temps.

En guise d’analyse de cette représentation visuelle, je dirais qu’avant de lancer un produit/service sur le marché, il est indispensable de le faire tester et d’observer les réactions de TOUS les testeurs. Car si sur les 10 premiers testeurs, 2 sont mécontents, ceux-ci, pourront insuffler un effet boule de neige à leur mécontentement à propos du produit/service. Et ces 2/10 pourront vite se transformer en 4/10. Voire plus…

Entrepreneurs, avez-vous déjà ressentis les répercussions de bouches à oreilles ? Avez-vous fait tester vos produits/services ?

15 avr, 2009

Finis les formulaires d’inscription erronés !

Ecrit par : David Bellaiche Dans : Utilisabilité| e-commerce

42-18277379S’il y a une action à réaliser agaçante lorsque l’on nous le demande sur un site Internet, c’est bien l’inscription. Remplir son nom, son adresse, son e-mail, son pseudo, son mot de passe etc etc etc… C’est pourtant une action impérative que tout site marchand est forcée d’infliger à ses clients. Sachez-même que dans des cas, une phase d’inscription mal placée dans le processus d’achat rebute l’acheteur potentiel et le fait fuir du site. Il en est de même pour d’autres types de sites (les forums en particulier).

Mais puisque cette action, bien qu’indispensable, est irritante pour l’internaute, pourquoi ne pas la transformer en une démarche non pas excitante, mais au moins agréable ? Beaucoup de sites négligent cette question (ou n’y pensent même pas).

S’inscrire, c’est désagréable, mais cela devient carrément énervant lorsqu’une information est erronée et qu’il est nécessaire de rentrer à nouveau des informations, sans parler du chargement de page qui vient se glisser. Exemple : une adresse e-mail mal formulée, un pseudo déjà utilisé, un mot de passe trop court/long…

Pour faire face à ce problème, TalentZapping (dont j’avais interviewé les fondateurs) a implémenté sur son site un formulaire d’inscription qui empêche toute erreur dans le remplissage de celui-ci.

code-inscription

nom-inscription

On le voit donc, nous sommes informé en temps réel de la validité des champs remplis. A la poubelle les inscriptions erronées ! Essayez, c’est vraiment innovant.

09 avr, 2009

Apprendre en s’amusant avec le serious gaming

Ecrit par : David Bellaiche Dans : Entreprise

serious-gameJ’ai récemment été ammené à proposer une recommandation pour le site d’un ministère destiné à une population jeune afin de lui faire comprendre un sujet complexe. Je tais volontairement le nom du ministère (donc du sujet) pour des raisons évidentes de confidentialités.

Les données étaient donc les suivantes. Nous avions d’un coté la complexité du sujet, de l’autre la jeunesse de la cible. Comment concilier ces 2 univers, le tout sur Internet (un support sur lequel il est très désagréable de lire de longs textes) ?

J’ai tout de suite pensé à un phénomène qui se propage à grande vitesse de nos jours : le serious gaming !

Apprendre en s’amusant, telle pourrait être la devise de ce concept. En quoi cela consiste t-il ? Un serious game est une application informatique (offline ou online) qui a pour objectif d’enseigner, former, entraîner (…) de façon ludique (très souvent à l’aide de jeux vidéos).

Quelles applications pour le serious gaming ?

Une entreprise peut trouver dans le serious gaming un moyen efficace pour former ses employés à tous niveaux (managers, conseillers, vendeurs…). Le serious gaming peut ainsi améliorer les techniques de ventes d’un vendeur en lui présentant des cas de figure bien particuliers.

Des recruteurs peuvent se servir du serious gaming pour évaluer le profil d’un candidat. Elle va par exemple le faire “jouer” à un jeu de rôle qui va mettre en avant des capacités bien particulières.

De plus en plus d’écoles, collèges, lycées adoptent le serious gaming. En effet, les étudiants peuvent apprendre par le biais du serious gaming. Il est  beaucoup plus simple d’apprendre lorsque l’on implique l’élève dans le sujet, en le faisant participer. Par un raisonnement similaire, il est plus simple de sensibiliser les jeunes. Ils sont beaucoup plus attentifs à des sujets sensibles (alcool, drogue, tabac…) grâce au serious gaming.

Vous le voyez donc, le serious game est beaucoup plus sérieux que ce que l’on peut croire et n’est pas seulement destiné à une population jeune. Les entreprises ayant recourt au serious gaming y trouvent de nombreux avantages, notamment sur le plan financier car même si la création du serious game peut parfois être onéreuse, les gains en temps, personnel (donc salaires) par la suite sont considérables.

Avec la démocratisation de l’Internet haut débit, les serious games poussent comme des champignons. On voit ainsi de plus en plus d’entreprises à faire appel à des sociétés spécialisées dans la création de serious game (Breakaway, Daesign, Lexis…). Pour le moment, seules ces studios produisent des serious games. Mais avec un marché estimé à plus de 50 milliards d’euros par an, nul doute que les poids lourds du jeu vidéo (EA, Ubisoft, Activision…) vont s’intéresser à ce marché très juteux très prochainement.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à consulter :

- Serious-game.fr, l’actualité des jeux de simulation
- Jeux-serieux.fr
- “Les jeux, c’est du sérieux” dans l’emission Plein Ecran sur LCI

P.S : pour info, la proposition a été retenue ;)


Vous manquez d’idées pour votre création de logos ? J’ai dans ma palette de liens un site fera sans aucun doute votre bonheur : http://www.logopond.com/. Gardez-bien ce site dans vos favoris, il représente une source d’inspiration sans égal ! Des tonnes de créations de graphistes et designers sont disponibles dans la galleries. Vous y trouverez sans problème votre nouvelles identité de marque, élément primordial pour votre entreprise. Souvenez-vous, comme je le souligne dans cet article, le logo est exposé directement au client, il contribue à la première image qu’a celui-ci de votre marque.

Avant de cliquer, un petit avant-gout des créations présentes sur le site :

Bonne navigation !

talentzapping-klingbeil1Vincent et David Klingbeil sont deux jeunes web-entrepreneurs. Dans quelques jours (le 24 mars), ils lancent TalentZapping, leur projet commun, fruit d’un travail de longs mois. Coup de projecteur sur leur parcours entrepreneurial.

Vincent et David, merci de prendre le temps de répondre à mes questions. Pour commencer, un petit elevator pitch
(explication d’un concept en quelque secondes) sur ce qu’est TalentZapping ?

David : TalentZapping est le site de découverte et de promotion de tous les talents (Chanteurs, danseurs, humoristes,  réalisateurs, photographes, graphistes, mannequins, écrivains, …)

Sur TalentZapping les Talents se lancent des Talent Battle (compétition artistique autour d’une œuvre) et les internautes les départagent en misant des Zap’points (la monnaie du site) sur l’un ou l’autre des Talents. Les internautes (appelés Zappeurs sur le site) peuvent envoyer aux talents des applaudissements, des standing ovations mais également … des tomates. De ces votes sont calculés des grades pour les Talents (Talent du dimanche, Talent confirmé, Idole ou Mythe par exemple) qui vont définir sa visibilité sur le site (les artistes que le public aura déclarés les plus talentueux seront mis en avant).

L’objectif de TalentZapping est vraiment d’aider les Talents dans leur accès à la notoriété et de leur permettre de diffuser leurs oeuvres le plus largement possible. Les Talents ont la possibilité de vendre le téléchargement de leurs œuvres en ligne et disposent de nombreux outils pour  assurer leur buzz comme une plateforme de gestion de leurs évènements (concerts, one man show, défilé , vernissage..).

L’entrepreunariat est une discipline ouverte à tous, quelque soit la formation effectuée. Il me semble que vos parcours en sont le parfait exemple respectifs (particulièrement pour Vincent). Dîtes nous tout en quelques lignes, vos formations, vos expériences…

Vincent : J’ai 28 ans et je  suis un ancien avocat d’affaires reconverti dans l’entrepreneuriat. Avant de devenir entrepreneur je travaillais dans un cabinet américain mais il me manquait un côté créatif c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de tenter l’aventure (et on ne le regrette pas !)

Je suis diplômé d’un master de droit ainsi que d’un master en management d’Audencia Nantes Ecole de management. J’ai également étudié le management aux Etats-Unis à OHIO STATE UNIVERSITY. En école de commerce j’ai suivi des cours de la majeure entrepreneuriat/création d’entreprise et nous avons profité de cette opportunité pour monter le projet TalentZapping.

David : J’ai 21 ans et avant de devenir entrepreneur j’étais étudiant en Droit français / Droit anglo-américains des affaires ainsi qu’en informatique (j’étais également graphiste / webdesigner  free lance).

J’ai depuis toujours une véritable passion pour les nouvelles technologies et particulièrement pour le web, le e-marketing et le design. Au cours de ces dernières années j’ai eu l’occasion de réaliser de nombreux travaux de design (print et online), de développement web (php, flash, ajax, …) mais surtout d’étudier le e-marketing et le référencement (j’ai d’ailleurs récemment réussi l’examen google advertising professionnal).

Vous en êtes donc venus à créer TalentZapping. Revenons 2 ans plus tôt, lors de la création du projet. Comment vous est venue l’idée ? Qu’est ce qui vous a décidé à vous lancer pour de bon ?

David : Mon frère et moi partagions une réelle envie d’entreprendre ensemble.

L’idée de TalentZapping est partie d’un constat : pour réussir dans le monde du spectacle aujourd’hui, il faut de la chance, du piston ou être le « fils de … »

Nous avons voulu créer une plateforme innovante réunissant tous les talents afin de les aider à accéder à la notoriété d’une façon démocratique. De plus, il fallait que la plateforme soit ludique et agréable afin d’attirer un large public souhaitant découvrir de nouveaux Talents.

L’idée de TalentZapping est née un soir suite à un brainstorming à deux. Ce brainstorming ne s’est toujours pas terminé car nous continuons de faire jouer notre créativité très souvent afin de perfectionner le site.

L’idée était donc trouvée, il fallait la mettre en œuvre. Comment avez-vous organisé vos premiers mois de travail ?

Vincent : Nous avons eu la chance de bénéficier d’un encadrement pédagogique dans la mesure ou le projet à été monté en école de commerce. Tous les professeurs et les élèves de la majeure entrepreneuriat / création d’entreprise d’Audencia nous ont aidé dans la mise en œuvre du projet.

Nous avons alors pu rédiger notre premier business plan avec l’aide des professeurs de l’école.

Concernant les artistes notre stratégie a été simple  nous sommes allés les chercher. Depuis deux ans nous assistons toutes les semaines à de nombreux spectacle dans l’objectif de diffuser le projet auprès du plus grand nombre possible de Talents.

Quelle est, aujourd’hui, la structure de TalentZapping ?

Vincent : Nous sommes deux principaux associés mon frère et moi-même.

Nos compétences sont très complémentaires. De part ma double formation juridique et commerciale je suis en mesure d’appréhender les aspects managériaux et réglementaires du projet.

David dispose de solides compétences en E-marketing,  développement et Web-design/ergonomie. Il dirige l’équipe technique du site.

Nous avons choisi d’externaliser le développement auprès d’une agence web avec qui nous travaillons en étroite relation.

Nous sommes également membres de l’EBG (Electronic Business Group).

J’ai cru comprendre que TalentZapping était votre première expérience entrepreneuriale ? Etant novice dans ce domaine, avez-vous fait appel à des aides (incubateur, cabinets, famille, amis) pour vous guider dans vos choix ?

David : Effectivement il s’agit à 21 ans de ma première expérience entrepreneuriale d’une telle ampleur  et c’est également le cas de mon frère. Nous avons bénéficié d’un encadrement qui nous a été très profitable au sein de l’école de commerce de mon frère (Audencia). Créer un projet dans une majeure entrepreneuriat d’une école de commerce permet d’être entouré de professionnels dans tous les domaines (entrepreneuriat, marketing, finance, contrôle de gestion, comptabilité) qui prodiguent des conseils au jeunes créateurs d’entreprises.

Nous nous sommes également entourés de plusieurs consultants qui nous permettent de chibénéficier d’une information la plus compète possible avant de prendre nos décisions. Car en effet, avec ou sans guide, au final on se retrouve toujours seul à prendre la décision ;).

Sur un plan financier, comment avez-vous financé votre projet ? Avez-vous sollicité des organismes comme Oseo ?

Vincent : Nous avons financé le projet avec nos fonds propres. Le fait d’avoir travaillé en tant qu’avocat et pour mon frère de développer des sites internets nous a permis de financer la phase d’amorcage du site ainsi  que la campagne de marketing du lancement.

Nous avons décidé de ne pas faire de levée en phase d’amorçage pour plusieurs raisons. Tout d’abord nous préférons aller voir un investisseur avec un produit et un modèle économique validé plutôt qu’avec une idée. Ensuite en investissant ses fonds propres cela permet de prouver aux investisseurs que nous n’avons pas peur de prendre des risques et que tous les risques ne sont pas pris uniquement par eux.

Nous ne sommes pas en recherche active de fonds mais nous restons ouverts à toute proposition.

Il existe de nombreux concours de création d’entreprise, de concepts innovants (…). Avez-vous pris part à ce genre d’évènements ?

Vincent : Effectivement il existe de nombreux concours mais la réalisation du projet nous prend énormément de temps et nous préférons nous concentrer sur le développement du site et sur la stratégie marketing que sur la rédaction de dossier pour participer à des concours. Nous essayons d’optimiser notre temps le plus possible.

Toujours en termes d’évènement, nous vous avons beaucoup croisé dans des soirées Networking ? Parlez nous de l’importance d’un bon réseau. A quel point celui-ci vous a-t-il aidé ?

David : Nous avons participé a énormément de soirées Networking et nous prévoyons de continuer à le faire. Tout d’abord il faut avouer que les rencontres que l’on peut faire lors de ces événements sont très enrichissantes. Dans notre cas, nous étions assez nouveaux dans le milieu du web et nous avions envie de rencontrer des professionnels afin qu’ils nous donnent leurs avis et des conseils sur le projet. Nous avons été très bien entourés et la plupart des blogueurs nous ont énormément conseillés et soutenu dans le développement de TalentZapping.

Je pense que rencontrer des passionnés du secteur (entrepreneurs, bloggueurs, consultants, développeurs, …) permet de prendre du recul par rapport à son projet et est souvent source de beaucoup d’idées et parfois de quelques synergies.

Quels sont les outils indispensables du bon entrepreneur ?

David : Du haut de cette expérience qu’est TalentZapping je pense que la principale différence entre un entrepreneur et un employé est que l’entrepreneur doit prendre au quotidien un nombre bien plus important de décisions et qu’il a une totale liberté dans ses décisions. Cette liberté est à la fois jouissive mais également source de responsabilité. Un entrepreneur c’est donc quelqu’un qui est capable de faire des choix, de prendre des risques mesurés et de faire face à la multitude de difficultés qui surgissent lorsque l’on entreprend.

Un bon entrepreneur est celui qui en plus des qualités nécessaires à l’entrepreneuriat sait également sentir le marché, les attentes des consommateurs (qui sait être visionnaire). Enfin, un bon entrepreneur est assurément quelqu’un qui ne compte pas ses heures et qui n’a pas peur des nuits blanches!

Parlons maintenant de ce lien qui vous unit.  Aviez-vous des réticences à travailler entre frères ? Quels sont les avantages/inconvénients (s’il y en a…) de cette collaboration ?

Vincent : Nous n’avions aucune réticence à travailler entre frères, bien au contraire.

Le fait de travailler ensemble ne constitue que des avantages dans la mesure où nous sommes très complémentaires, nous avons entièrement confiance l’un envers l’autre, et notre entente est parfaite.

En plus de cela nous prenons énormément de plaisir à travailler ensemble et pour l’un comme pour l’autre nous n’aurions pas pu rêver d’un meilleur associé.

J’ai assisté il y a quelques mois à une conférence intitulée « Entreprendre, c’est en chier avant tout ». Vous approuvez ce titre ? Des petites anecdotes personnelles ?

Vincent : Entreprendre n’est pas tous les jours facile car il faut être patient avant d’être récompensé par ses efforts.  L’entrepreneur est souvent confronté au doute et à la nécessité de prendre des décisions rapidement, de faire des choix stratégiques et de s’y tenir. On se dit d’ailleurs souvent entre nous que depuis que l’on entreprend, chaque jour on reçois au moins une claque et une caresse (une bonne et une mauvaise nouvelle).

D’un autre coté, quelles sensations de joie vous ont procuré ce métier d’entrepreneur jusqu’à présent ?

David : Jusqu’à présent ce qui nous a procuré le plus de joie ce sont les retours des internautes, des talents et des professionnels. Lorsqu’un journaliste ou un blogueur écrit un article élogieux sur TalentZapping cela nous fait un plaisir immense et cela nous encourage à continuer.

D’autre part, ce qui nous a étonné a été de constater la qualité des oeuvres envoyées sur TalentZapping. Se dire que des gens de telle qualité s’impliquent autant dans le projet nous a procuré énormément de  plaisir.

Avec du recul sur votre parcours de créateurs d’entreprise, quels sont selon vous, les 3 qualités essentielles d’un entrepreneur ?

Vincent : Selon moi un entrepreneur doit être déterminé, travailleur et visionnaire

David : Il faut tout d’abord savoir se focaliser sur son projet tout en gardant un regard global sur son secteur. Il faut ensuite ne pas avoir peur d’à la fois se remettre perpétuellement en question tout en sachant se tenir à ses choix. Enfin, il faut beaucoup beaucoup beaucoup de travail.

Avant de conclure, que peut-on souhaiter à TalentZapping ?

Vincent : Nous souhaitons que de nombreux talents réussissent à émerger grâce à TalentZapping.

A ce propos parmi les stars montantes de TalentZapping je me permets de vous conseiller d’aller voir le chanteur Sofiane (ancien Starac 4), le spectacle d’Arsen (humour) tout les lundi au théâtre Populair’, Katia Doris (humour) tous les mercredi au théâtre du gymnase ainsi que Christine Berrou (humour) tout les dimanches au théâtre Le bout, sans oublier Nina (musique) pour la scène ouverte Si La Soul le  28 mars à la petite vertu.

Et pour finir, votre devise ?

Vincent : In TalentZapping we trust !

David : In TalentZapping we trust ! (et pour le reste je vous invite à consulter la rubrique “citations préférées” de ma fiche TalentZapping !)

Les frères Klingbeil, comme on vous appelle ;) je vous remercie encore d’avoir accordé du temps à mes question, surtout dans cette période assez faste pour vous

Et puis, je souhaite une énorme réussite à TalentZapping ! Pour le bien du monde artistique …

Si vous souhaitez en savoir plus sur TalentZapping, je vous conseille cette interview réalisée par Jean-Michel Billaut.

conceptUne multitude de services se crée chaque jour sur le web, c’est un constat que peu d’observateurs peuvent nier. Pour vous, concepteurs de service, une fois votre bébé créé,  il faut le jeter dans l’ impitoyable fosse aux internautes.

Il est d’abord important de savoir que l’internaute est, en général :

-  fainéant (il n’est pas friand de longues descriptions)
-  toujours avide de services qui lui facilitent la vie
- avare lorsqu’il s’agit de consacrer un bout de son temps à de nouveaux services

Compte tenu de toutes ces données et de la foison de services disponibles, il faut réaliser que lorsqu’un nouvel internaute est sur le site de votre nouveau service, c’est une opportunité incroyable ! S’il est sur votre site, c’est qu’il a forcément un intérêt à trouver dans votre service. L’objectif est maintenant clair et évident : IL FAUT LE CONVAINCRE AVANT QU’IL S’EN AILLE. Comment le convaincre ? Principalement en décrivant le services, ses avantages, ses usages…

Petit retour sur les us et coutumes des start-up pour “vendre” leurs services.

Aux débuts d’Internet, pour convaincre, on utilisait principalement du texte.

Avec la démocratisation d’Internet au milieu des années 2000, on optait beaucoup pour des images en guise d’explications (des schémas simples et clairs).

On est donc passé du texte à l’image en quelques années, grâce au progrès des connections Internet, toujours plus performantes. Voici 2 exemples illustrant parfaitement cette transformation, Priceminister et Moneybookers.

moneybookers-comment-ca-marche

priceminister-comment-ca-marche

On constate donc un progrès certains en termes de facilité de compréhension pour l’internaute. Cependant, l’utilisation d’images simples pour expliquer un concept reste très limité en termes d’argumentation. Il est en effet très dur de présenter tous les avantages du services, et surtout très délicat de montrer des exemples concrets.

Quelle réponse à ces manques ?

Aujourd’hui, j’observe l’apparition d’un phénomène, c’est l’arrivée massive de la vidéo en guise de présentation d’un service sur Internet. Les connections hauts débits sont encore responsables de cette évolution. Cette solution présente de nombreux avantages :

- L’internaute clique sur lecture, et se laisse guider par la présentation. Cette caractéristique répond à sa facette fainéante.
- Le service peut être présenté sous différents contextes, en montrant des exemples concrets.
- Le fait que la vidéo combine image et son, elle permet d’attribuer très facilement un ton (humoristique, professionnel…). La cible peut ainsi facilement se reconnaître.

Nous avons vu que l’internaute est avare en temps. Il faut donc faire court ! 3 minutes est une durée maximale acceptable. Si vous ciblez une population très particulière, vous pouvez vous montrer plus bavard. Si vous vous sentez limité par le temps, n’hésitez pas à réaliser 2 versions de votre vidéo de présentation (une courte, une longue).

Voici de superbes exemples de présentations de concepts/services à l’aide de vidéos (Fliggo, Twitter…)

YouTube Preview Image

http://www.vimeo.com/757146


En 2 minutes, on comprend parfaitement le service proposé, les exemples sont présents, on a fait le tour des principales fonctionnalités du site, et le tout est expliqué avec des mots simples !

Aujourd’hui, la présentation par vidéo est très utilisée par les jeunes start-up (type 2.0). Mais je vois bien ce phénomène se démocratiser dans les mois à venir, jusqu’à la prochaine innovation, qui arrivera sûrement avec la fibre optique…

Quel est votre ressenti par rapport à ces nouvelles pratiques ?

socialshoppingfakeJ’en parlais dans un article récent, le social shopping a changé nos habitudes d’achats. Plutôt que de croire sur parole les annonceurs via leurs publicités souvent vendeuses de rêves, les consommateurs préfèrent se référer à d’autres consommateurs. Ils s’identifient plus facilement à eux, ce qui est tout à fait logique, et se servent des différents avis pour se forger une opinon sur la qualité du produit. On peut même imaginer de nouvelles fonctionnalités, comme par exemple, l’affichage du profil du rédacteur pde l’avis, afin que le lecteur puisse encore mieux se reconnaitre dans les avis rédigés. Ce système peut donc être idéal si tout le monde joue le jeu, avec honnêteté. Mais lorsqu’on connaît l’impact d’avis positifs/négatifs sur les ventes d’un produit (pouvant aller du simple au triple) ainsi que la simplicité avec laquelle il est possible de donner son avis, le tout gratuitement, ce système laisse place à de nombreuses dérives. J’entends par là que les marques peuvent librement effectuer des concerts de louanges à leurs produits ou encore envoyer au bagne les produits concurrents en les étouffant de critiques. La dernière arnaque en date est l’oeuvre d’un responbale de Belkin, le fabricant de produits dédiés aux nouvelles technologies. Voici l’annonce que Mike Bayard, le coupable, a posté sur AmazonMechanical Turk, une filiale d’Amazon qui permet aux internautes de réaliser des petites tâches (irréalisables par un ordinateur) pour le compte d’entreprises en échange de quelques dollars (pas plus de 2 $ par action).

fauxavisbelkin

Non, vous ne revez pas, ce responsable dépourvu de toute éthique a publiquement demandé à des internautes de rédiger des avis (très) positifs sur un des produit de la gamme Belkin (qui se vendait très mal) en échange de 0,65 $ !

Voici un exemple flagrant d’une dérive inévitable dans le monde du social shopping. Dans ce cas, le rédacteur de l’annonce n’a pas été assez malin pour faire sa demande discrètement, mais on peut imaginer avec effroi le nombre de responsables plus vicieux (et toujours si peu honnêtes) qui ont la même idée derrière la tête.

Bien que la direction de Belkin se soit excusée, il n’en demeure pas moins vrai que la marque a souffert d’une baisse de confiance des consommateurs vis-à-vis de Belkin.

Aujourd’hui des sites comme LastMinute.com tentent de freiner ce genre de pratiques en ne proposant la rédaction d’avis uniquement aux membres ayant acheté le produit/service sur le site. C’est une solution à mon sens très viable pour les pure players (marques présentes uniquement sur Internet) mais cela devient un réel problème pour les enseignes de type Click & Mortar (présence sur le web et en dur, ex : Fnac) puisqu’il est assez difficile de tracer l’utilisateur sur Internet une fois qu’il a réalisé son achat en magasin. Pour répondre à ce problème une idée me passe par la tête. Elle consisterait à insérer dans le produit acheté un code unique permettant de rédiger un avis sur le site (cela entraînerait cependant de nouvelles étapes dans la logistique du produit).

Plus généralement, plusieurs innovations peuvent contribuer à réduire la rédaction de faux avis :

- L’apparition progressive des commentaires vidéos que des start-up comme Seesmic implémentent chaque jour sur de nombreux sites. La BBC a d’ailleurs adopté ce mode de commentaire. Je pense que, filmés, les internautes malhonnêtes seront moins enclins à mentir.

- L’interactivité avec des services comme Facebook. Ceci est purement une idée de ma part, cela n’existe pas encore mais je verrais bien, sur des sites comme Amazon, Pixmania (…) la possibilité de s’identifier sur son compte Facebook (sur le site marchand) et de rédiger le commentaire sous son nom Facebook. Par ailleurs, il y aurait possibilité de  publier ce commentaire sur son profil Facebook, et pourquoi pas, rémunérer l’utilisateur si un de ses amis venait à acheter le produit via son avis…

Je pense personnellement que la gestion de ces faux avis constitue un enjeu considérable pour les années à venir. Il y a là un réel marché à explorer pour ceux qui souhaitent les réduire à néant…

Avez-vous d’autres idées pour empêcher ce fléau ?

positionnement sur un marchéPour débuter cet article, je vais vous rappeler (ou apprendre) la règle d’or en matière de positionnement d’une marque sur un marché : étudier la concurrence afin d’identifier les “places libres” c’est-à-dire les segments non couverts par la concurrence. Inutile de vouloir concurrencer les “gros” dès le départ, c’est une stratégie qui mène souvent droit dans le mur.

Nous sommes dans une époque où (mis à part les marchés émergents), les places sont déjà occupées par les “gros” sur les marchés. Il est donc préférable d’adopter une stratégie de niche et se positionner sur un segment très précis à l’intérieur d’un marché. C’est d’ailleurs sur ces segments que les marges sont souvent les plus élevées. Un exemple très parlant est celui de Michel et Augustin, fabricants de sablés. Les sablés ? Marché très largement occupé par les Lu, Bonne Maman, Mère Poulard et autres acteurs. Pas grave ! Forts de leur savoir-faire (mercatique et cuisinier), les 2 jeunes hommes ont bien étudié le marché des sablés et se sont rendus compte qu’aucune marque n’alliait qualité et jeunesse. Le slogan des biscuits reprend d’ailleurs ce positionnement : “Les petits sables ronds et bons” (mots simples = cible : 15-25 ans). Par ailleurs, au lieu d’adopter le vocabulaire classique pour la dénomination des produits, Michel & Augustin préfèrent employer des mots originaux qui collent à l’image de la marque. Les stratégies sont quasi-similaires pour les 2 autres gammes de la marque (yaourts à boire et glace au yaourt). Je vous invite à visiter le site de la marque : http://www.micheletaugustin.com/. Vous remarquerez que le site est avant tout fait pour le client, pour le mettre à l’aise. Il raconte une histoire à l’internaute (voir cet article). Même si le but premier du site n’est pas de vendre directement sur le site, il donne une image très positive de la marque, ce qui fera acheter le client plus tard.

Le plus bel exemple de l’importance d’un positionnement réussi est d’observer le nombre de marques qui changent de positionnement en cours d’existence. Puma est le premier exemple qui me vient à l’esprit. A l’origine positionnée sur le même segment que les mastodontes Nike et Adidas et voyant qu’il devenait de plus en plus difficile de rivaliser avec, la marque a adopté ces dernières années un positionnement caractérisé par les mots suivants “Tendances, urbain, style”. C’est un changement de cap qui semble réussir et plutôt que courir derrière les gros, la marque au puma s’est installée comme l’un des chefs de file de ce mouvement sportif tendance. Bien que je ne considère pas ce segment comme une niche, il faut admettre qu’avec ce virage, Puma a considérablement diminué la taille de sa cible.

Il est incontestable qu’opter pour un positionnement de niche ne va pas vous permettre de devenir le “maitre du monde” de votre marché. Cependant, dominer votre niche vous permettra de vous forger une image respectée et une notoriété reconnue. Libre à vous ensuite d’utiliser ces éléments pour conquérir de nouvelles niches ! Donc, commerçants et e-commerçants, travaillez bien votre positionnement, vous pourrez le regretter par la suite…

Aujourd’hui, le temps est un bien plus que précieux. Nous sommes de plus en plus sollicités, de plus en plus de services viennent nous grappiller chaque jour des minutes de notre temps. Or, il y a une chose qui ne changera jamais : une journée dure 24 heures. Pour faire face à cette pénurie de temps journalier, d’ingénieux cerveaux viennent aujourd’hui à notre secours en créant des logiciels qui permettent d’économiser de précieuses minutes. C’est le cas des créateurs d’Ubiquity, un plug-in (pour Firefox) que j’estime révolutionnaire.

Plus que des mots, je vous laisse visionner cette vidéo (dans un anglais très compréhensible, ce sont surtout les images qui impressionnent) qui résume parfaitement les apports de ce plug-in, impressionant d’efficacité.

http://www.vimeo.com/1561578

Pour l’installer, vous devez disposer du navigateur Firefox (téléchargeable ici). Pour installer Ubiquity, c’est par là !

Vous connaissez déjà, qu’en pensez-vous ? Nouveau testeurs, vos impressions ?

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Qui suis-je ?

Etudiant en école de commerce et passionné de nouvelles technologies, de marketing et d'internet (et accessoirement de sport), je souhaite orienter ma vie professionnelle vers l'entrepreneuriat, online évidemment.